Jour J, une semaine plus tard

Hey hey,

Ça fait donc une semaine que je suis revenu. Faisons un bref retour sur ma dernière journée à Berlin.

Après avoir écrit ma dernière mise à jour et ramassé quelques patentes, je me suis finalement couché à 5 h. « À moitié assis sur le lit, tout habillé » serait plus exact, disons. J’avais même gardé le réveil dans mes mains pour être sûr de m’en apercevoir quand il sonnerait.

7 h, réveil. J’en avais déjà fait un bout la veille, mais il me restait encore énormément de choses à faire. Et cette fois-ci, fallait vider la place au complet. Vous avez tous déjà déménagé, donc vous savez à quel point on accumule des patentes sans s’en apercevoir… Après avoir vidé le réfrigérateur, garde-manger, les armoires et tiroirs, etc., j’avais 7 sacs pleins de cochonneries à mettre aux déchets ou à la récupération. Hop-hop-hop, 3 allers-retours à partir du 4e étage!

Et ma valise… Oh boy. Malgré tous mes efforts, elle était pleine à craquer. J’ai dû m’asseoir dessus pour la refermer. Même chose pour mon sac de laptop. Plein à craquer. Eh que ça va être le fun descendre ça!

Bon, tout est maintenant rangé, nettoyé, vidé, ma douche est prise, tout est fait, la porte est verrouillée, alouette. Je suis devant mon building avec mes valises, et j’ai déjà mon truck. Il est 10 h 30, et l’avion décolle à 12 h 15. Au moins il fait soleil, et une fraîcheur confortable.

Reste que, fort de ma tonne de bagages, le trajet vers l’arrêt d’autobus a été plutôt tough. Je mentionne l’arrêt d’autobus pour la forme, parce que dès que j’ai commencé à descendre les escaliers avec ma cargaison, mon idée était faite : c’était le taxi!

Ils sont légion ici, donc j’en trouve un immédiatement. Faut que j’aille porter mes clés au bureau de location, alors c’est là qu’on va. En acceptant les clés, le gars du bureau me dit qu’il pourrait me faire un bon prix à mon prochain voyage. Hmm, on s’en reparlera.

On flye ensuite vers l’aéroport. J’arrive à 10 h 50, et… la file au comptoir de KLM est interminable. Au moins ma place Amsterdam-Montréal est garantie et réservée, et j’ai assez de temps entre les deux vols pour me virer de bord.

Je fais donc le pied de grue dans la file. Ya un groupe de Japonais devant moi, et la pauvre guide est en train de s’arracher les cheveux à traduire pour tout le monde.

C’est enfin mon tour, et c’est avec un grand soulagement que je dépose ma valise sur le tapis roulant. Un poids en moins. Je vois le préposé écrire un chiffre sur un collant, et le poser sur la valise. Le collant proclame : « HEAVY ».

« Elle est trop lourde? »
« Oui, mais vous n’avez qu’un seul bagage, alors il n’y a pas de pénalité. »
(fiou)

J’aperçois le chiffre sur le collant… 29.
Donc 65 livres. Fuuuuuuck, pas surprenant que j’en ai rushé un coup. Avec mon sac pour laptop ben plein, 90 livres au total ne me surprendrait pas du tout.

Je regarde l’heure, et je constate que j’aurai malheureusement pas le temps de faire un dernier petit magasinage avant de décoller. Shit. Ya quelques petits trucs que j’aurais bien aimé rapporter…

C’est maintenant le temps de traverser les points de contrôle. &?%&*!!!! que je déteste ça. Bref.

Le vol se fait sans histoire. Même chose pour l’escale et le vol de retour. Pas de bébé hurlant ni de changeage de place, ni de turbulences ni de pueux des pieds, ni de verbomoteur ni d’obèse monstrueux à proximité (cela dit, vive les sièges d’allée quand même). La bouffe était bonne (oui, oui!), et même qu’à presque toutes les heures, on nous offrait un snack ou un rafraîchissement (ou même vin, vodka, rhum, etc.)… Le service dans l’ensemble était impeccable.

Stef m’attendait à l’aéroport, et après avoir viraillé un peu pour sortir — c’est qui le &*%?! »*(& d’innocent qui a conçu le stationnement de cet endroit?!? — on était sur le chemin du retour.

Et je sais que c’est pas une bonne base de comparaison, considérant le secteur où on était, mais MAUDIT que Montréal, c’est laid!

Blah blah blah, 2 heures plus tard j’étais revenu ici, épaté par la nouvelle décoration de l’appart, mais aussi un peu triste d’être parti.

C’est sûr que à quelque part, c’est le fun de retrouver son chez-soi, et tous les petits avantages — un gros frigidaire, une sécheuse, beaucoup d’espace, etc. –, mais j’aimais beaucoup la routine que j’avais là-bas. La grosse paix sale toute la journée, l’ambiance en général, l’architecture et les vues d’ensemble, etc.

L’aménagement urbain là-bas va me manquer. Là-bas, c’est facile de pas avoir d’auto. Tout le monde marche, et sinon ya le vélo et un système fantastique de transport en commun. Aucune de ces atrocités de stationnements grands comme des terrains de football. C’est plaisant d’avoir tout plein de magasins proche, ça offre de la diversité. Et tout faire à pied, c’est le fun!

Une autre chose aussi, et ça c’est plus profond que le simple aménagement urbain… On est 7 millions et des poussières ici, right? Donc, ça prend pas de temps faire le tour des nouvelles, et en être vite saturé. Accommodements raisonnables, Cédrica Provencher, ad vitam aeternam. J’avoue que c’était vraiment, vraiment le fun de plus entendre parler des 3-4 mêmes maudites affaires dès que je faisais STOP sur Winamp. C’est sûr que là-bas aussi, certains sujets revenaient souvent (les questions intra-européennes et la protection contre le terrorisme, entre autres), mais ça changeait le mal de place. Évidemment, la solution facile serait d’arrêter de s’informer, mais bof…

J’ai aussi rencontré beaucoup de gens intéressants là-bas. Je ne veux pas dire qu’y a personne d’intéressant ici, mais les tandems de conversation que j’avais là-bas permettaient de rencontrer facilement du monde. Et les Européens, les chanceux, ont l’occasion de visiter un paquet de pays pour pas cher. Les bras m’ont souvent tombé à terre à entendre les listes des pays que mes interlocuteurs ont visités.

Autre détail, j’ai manqué les 3 premières semaines de la saison de la NFL. Avant mon départ, je pensais que j’en serais consterné, mais soyons honnête : je m’en foutais complètement. Consulter les pointages et lire quelques comptes-rendus était amplement suffisant.

J’ai vraiment hâte d’y retourner. Peut-être bien l’an prochain, mais je sais pas encore pour combien de temps. Juste pour dire, j’ai encore une carte du centre-ville et ma passe de métro dans mon portefeuille. Et maintenant que je connais bien la ville, tout n’en sera que plus facile.
Même que je suis encore plus curieux d’y retourner… Plus besoin de faire (autant) le touriste, vu que j’ai déjà visité une tonne de musées. Voyons voir ce que ça donnerait de vraiment « habiter » là-bas…

C’est à suivre!

Alors voilà, j’espère que cet humble effort a su vous informer et vous divertir. Ça a été de la job, plus que je ne le pensais au départ, mais ça a été ben le fun. Et ne soyez pas trop tristes… Vous n’avez probablement pas fini d’entendre parler de moi et de mes péripéties 😀

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